Gabon : la femme gabonaise, pilier d'un pays en transition
Chaque 17 avril, le Gabon célèbre la Journée internationale de la Femme Gabonaise. En 2026, cette date résonne différemment : le pays sort d'une transition militaire, entre dans sa Ve République et construit une identité nouvelle. La femme gabonaise, au cœur de cette transformation, mérite qu'on lui rende hommage au-delà des discours. Par la rédaction | 17 avril 2026 Une date, une histoire Le 17 avril n'est pas une date choisie au hasard. Elle commémore la création, le 17 avril 1975, du Conseil national des femmes du Gabon (CNFG), institution fondatrice qui a posé les premières pierres de l'organisation féminine gabonaise dans un pays alors en plein essor pétrolier. Cette structure, voulue par le président Omar Bongo Ondimba, visait à fédérer les associations de femmes dispersées sur tout le territoire et à leur donner une voix institutionnelle. Cinquante et un ans plus tard, la date a traversé les régimes, les crises, les promesses et les déceptions. Elle a survécu à l'ère Bongo père, à l'ère Bongo fils, au coup d'État du 30 août 2023 et à l'investiture de la Ve République le 3 mai 2025. Elle demeure, comme les femmes gabonaises elles-mêmes, tenace et irréductible. Ce que cette journée porte La Journée de la Femme Gabonaise n'est pas une célébration de façade. Elle porte, dans sa tradition, des revendications concrètes : accès à l'éducation pour les filles, représentation politique équitable, lutte contre les violences domestiques, accès aux soins maternels, autonomie économique. Ces revendications n'ont pas changé en cinquante ans. Ce qui a changé, c'est leur urgence. Le taux de chômage des jeunes femmes gabonaises reste structurellement plus élevé que celui des hommes. Les violences basées sur le genre demeurent sous-documentées et sous-poursuivies. L'accès aux postes de décision, malgré les déclarations d'intention, reste minoritaire dans un pays où les femmes représentent plus de la moitié de la population. Cette journée du 17 avril est donc à la fois une célébration et un rappel à l'ordre adressé à tous les pouvoirs, quels qu'ils soient. La femme gabonaise dans la Ve République Le Gabon de Brice Clotaire Oligui Nguema a fait des promesses. Plusieurs femmes occupent des postes ministériels dans le gouvernement nommé en janvier 2026. Paulette Missambo a présidé le Sénat de la Transition. Des femmes siègent à l'Assemblée nationale. Ces avancées sont réelles et doivent être reconnues comme telles. Elles ne doivent pas pour autant masquer les réalités de terrain. Dans les quartiers populaires de Libreville, à Owendo, à Port-Gentil, à Franceville, les femmes continuent de porter l'essentiel du tissu social : elles élèvent les enfants quand les pères sont absents, elles alimentent les marchés, elles tiennent les foyers quand l'électricité est coupée et l'eau rare. La résilience des femmes gabonaises n'est pas une vertu romantique. C'est une nécessité imposée par des conditions de vie que la croissance macroéconomique n'a pas encore atteintes. La Ve République devra s'évaluer, entre autres, à l'aune de ce qu'elle produit concrètement pour ces femmes-là, pas seulement pour celles qui sont nommées. Anne Marie BENDOME NGUEMA : une voix qui ne se tait pas En ce 17 avril 2026, DB News rend hommage à une femme gabonaise particulière, parce qu'elle est l'une des nôtres. Anne Marie BENDOME NGUEMA veuve DWORACZEK, journaliste, fondatrice de DB News, incarne ce que cette journée célèbre : une femme qui parle, qui écrit, qui analyse, et qui ne plie pas. Bien avant que le 30 août 2023 ne devienne une date historique, elle avait écrit et déclaré publiquement sur Africa 24 qu'Ali Bongo devait partir, que son maintien au pouvoir était une entrave au Gabon, et que seul Brice Clotaire Oligui Nguema avait la stature et la position pour faire tomber ce régime. Ces prises de position, formulées à visage découvert, l'ont exposée. Elles ne l'ont pas fait taire. Ses analyses ne ménagent personne. Ni les pouvoirs en place, ni les oppositions de façade, ni les régimes qui se réclament du changement tout en reproduisant les mêmes structures de prédation. Elle dit ce qu'elle voit. Elle écrit ce qu'elle pense. Dans un pays et sur un continent où cette posture expose les journalistes, particulièrement les femmes journalistes, à des pressions de toute nature, cette constance a un prix. Elle l'assume. En ce 17 avril 2026, la Journée de la Femme Gabonaise ne célèbre pas l'obéissance. Elle célèbre la permanence. Celle des femmes qui, par leur travail, leur parole ou leur silence choisi, portent un Gabon que les discours officiels ne montrent pas toujours. Anne Marie BENDOME NGUEMA est de celles-là. Comme des milliers d'autres femmes gabonaises, connues ou anonymes, qui font leur pays au quotidien. DB News, votre source d'information fiable sur l'actualité africaine et du monde. DBNews Sources : - Conseil des Gabonais de France, gabonaisdefrance.org (institution de la journée en 1998) - L'Union/Lunion.ga (thème officiel 2026, 28e édition, campagne "Résilience 241", 16 et 17 avril 2026) - Info241 (déclaration jour férié, 15 avril 2026) - UNFPA Gabon, unfpa.org/gabon (enquête nationale sur les violences basées sur le genre) - Primature du Gabon, discours de Raymond Ndong Sima lors de la clôture de la 26e édition, 25 mai 2024 - Jeune Afrique Brand Content, 17 avril 2021 (autonomisation économique des femmes gabonaises) - Les déclarations publiques d'Anne Marie BENDOME NGUEMA sur Africa 24 concernant Ali Bongo et Brice Clotaire Oligui Nguema sont des faits publics et notoires, jamais démentis. © DB News 2026 — Tous droits réservés Read the full article

















