A quick drawing of a young Tunisian Jewish woman in Djerba
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A quick drawing of a young Tunisian Jewish woman in Djerba
Front page of Ḥadashot Ha'aretz, August 1919
Libre d'aimer
Titre : Libre d'aimer
Auteur : Olivier Merle
Roman
Genre : Historique
Maison d’édition : Pocket (poche) et XO (grand format)
Disponible en version papier - 512 pages en poche
Age conseillé : Ado, YA, Adulte
Résumé :
Juillet 1942. Elle s’appelle Esther, elle a vingt ans, elle est juive. Ses parents ont été arrêtés, elle erre dans les rues de Paris, perdue et terrifiée. Alors qu’elle se repose sur un banc, son regard croise celui d’une femme élégante, plus âgée qu’elle, qui fume de longues cigarettes à la terrasse d’un café. Esther ne le sait pas encore mais sa rencontre prochaine avec Thérèse Dorval, l’épouse d’un homme cynique et violent qui collabore avec les Allemands, va bouleverser sa vie. Naissance d’un désir irrésistible, en pleine tragédie. Amour interdit de deux femmes emportées par le feu de la passion. À Dinard, où elles se réfugient, elles devront, sous la pluie des bombes alliées, décider de leur destin : se séparer pour tenter de survivre ou accepter de mourir par amour. La brûlante passion de deux femmes sous l’Occupation Un hymne à la liberté, contre toutes les oppressions.
Identités représentées : 1 héroïne lesbienne juive et 1 héroïne lesbienne
Thématiques LGBT+ présentes : Questionnement, romance lesbienne, homophobie
Autres thématiques : Féminisme, 2e guerre mondiale, deuil, crise conjugale, différence d'âge, antisémitisme, misogynie, occupation
TW : Violences physiques, violences verbales, Violences conjugales
Avis de KimP :
« Homophobie, antisémitisme, violences conjugales, misogynie, occupation, rationnement, tant de sujets qui font la richesse de ce livre. Ce roman est le témoignage non seulement de la condition féminine de l'époque, de l'impossibilité de vivre son homosexualité mais aussi et surtout d'une magnifique histoire d'amour. »
Avis de @neptune_is_drowning :
« À la lecture de ce livre, j'ai été replongée dans un contexte d'après-guerre, auprès d'une jeune femme juive dont l'avenir est mis à mal par l'holocauste allemand et français. Aucun sentiment n'est arrêté comme majeur ou principal : Esther est traversée par des émotions mais ne semble pas avoir le temps de les ressentir tant les événements s'enchaînent vite pour elle. Malgré tout, elle parvient à laisser son attention s'accrocher à autre chose qu'à son quotidien, qui lui renvoie une image dégoûtante et répulsive d'elle-même. Celle à qui elle doit cette échappée oxygénante, c'est Thérèse Dorval, qu'elle finit par côtoyer quand rien n'indiquait que ce serait le cas. La relation tout à fait inespérée qui s'est créée entre ces deux femmes m'a permis de percevoir à nouveau le caractère improbable des rencontres - et surtout des rencontres lgbtq+. Ce que j'ai également apprécié, c'était qu'à chaque fois que ces deux femmes se retrouvaient, tout redevenait beau pour elles, tout reprenait sens, malgré la haine et l'atrocité qu'il y avait autour d'elles. J'ai vécu pleinement leur amour au fil de ces lignes teintées d'un espoir mis à mal et pourtant infaillible. Ce roman m'a chuchoté que le Monde avait une place pour Nous (tous). »
Ma définition de mon moi.
La définition d’un individu est l’ensemble de ses traits, de ses héritages (culturel, génétique, etc.) et de son expérience de vie. En ce qui me concerne je suis une outsider: Comment ? Voici un mélange non exhaustif de qui je suis, attention, tout est balancé et mélangé: J’aime le champagne, mais c’est bien trop cher. J’adore la bière, mais elle est beaucoup trop calorifique. Le vin ? oui, mais blanc ou rosée. Pas d’alcool fort, je suis une autochtone, cela risquerait de réveiller en moi de vieux démons (Je plaisante). J’aime aussi le chocolat (même problème que la bière), porter de jolies robes, avoir des tonnes de paires de chaussures et de sacs. J’aime être une princesse, porter de jolis vêtements, mais en même temps, j’adore courir dans la boue, performer sous la pluie. Je ne me plaint jamais lorsque je me fait mal, je déteste ma bague de mariage, j’aime les autos allemandes, j’adore écouter de la trance Goa ou bien de la psytrance, a l’opposé, je déteste le rap et ses textes sexiste, j’ai peur en moto, je ne roule presque jamais en VTT, je n’aime pas la betterave, je ne prend jamais de lait, je suis allergiques aux condescendants, etc ... contradiction, quand tu nous tiens !
Cela aussi est contradictoire : mon père est un autochtone de la nation mohawk, il a fui la réserve car il considérait qu’il valait mieux que cela, que d’être parqué dans une réserve comme un animal avec une étiquette sur la face. Il a rencontré une jolie juive, ma mère, une vraie anglophone de Montréal; Pas vraiment juive car mon grand-père est un cosaque d’Ukraine, c’est ma grand-mère qui était juive, une juive de Crimée, une longue histoire pour tout démêler n’est-ce pas ? J’ai la couleur de peau de mon père, les yeux de mon grand-père, les lèvres et les cheveux de ma mère, je suis une métisse, née entre trois continents. Au moment de leur rencontre les deux ne connaissaient pas un mot de français à ce moment-là. Speak english miss ? Yes Ken. Par la suite, grâce a mon père qui voulait apprendre la langue de Lévesque, ma mère finira aussi par la maîtriser, mais elle garde toujours un aussi fort accent anglais (je t’aime).
Je suis la petite dernière de quatre enfants, la plus jolie aussi (je plaisante encore), l’enfant de l’amour comme ils aiment a le répéter, car ils m’ont eu sur le tard. Ils nous ont appris à vivre libre et à respecter nos valeurs. Les leurs : Travail, force, volonté, liberté, santé, respect, politesse. Chez nous, il n’y avait pas d’ordi, ni de cell, ni de TV, uniquement des livres, des tonnes de livres, comme si la bibliothèque du coin était chez nous. les fin de semaines se passaient en famille: jeux de sociétés, rami, poker (et oui), lecture a voie haute en français et en anglais, débats politique. Avec eux, j’ai appris que chaque idée est bonne a entendre, que la censure est la réponse des faibles et des idiots qui ne savent rien a l’éloquence et a l’élocution. Je passais des nuits entières a observer le ciel et a rêver au prince charmant.
Pas d’ennuis chez nous donc, et pas seulement a cause des livres et des jeux, il y avait des masses d’activités sportive autour de notre éducation, entre un père marathonien et un oncle ex-militaire, pas de soucis de santé ! Beaucoup de voyages aussi: France, Italie, Japon, Maroc, Turquie, Inde ... pas de tout inclus a Cuba avec mes parents, que du tourisme sur place, une carte, des auberges de jeunesses, bref, voir l’identité des femmes et des hommes de tout ces lieux. Quelles découvertes !
Mais surtout ils nous ont donné le gout des études, nous avons tous étés a l’universités, tous diplômés de second cycle, minimum, mais dans des domaines de leur choix. Je voulais histoire, mes parents ont refusés. Peu de débouchés disaient-ils. Oh, rien de méchant, aucune pression, si j’avais voulu faire histoire, ils ne m’auraient tout simplement pas aidés (logement, frais d’étude, etc). Finalement j’ai opté pour la comptabilité. Une fierté pour eux ! Important aussi leur désire de nous apprendre le français, nous sommes parfaitement bilingues maintenant. Bon, il m’arrive encore de faire de nombreuses fautes à l’écriture, mais je me débrouille plutôt bien.
C’est grâce a eu que je n’ai jamais fait attention au regard des autres, ni garder pour moi une remarque. J’avance dans la vie a vitesse grand V. Mariée a 21 ans après 3 ans de vie commune avec un homme qui pourrais être mon père (j’exagère, il n’est pas si vieux). Jeune maman d’une adorable petite fille. Jeune employé d’un grand cabinet. Sportive accomplie. Moralement je suis légèrement à l’opposé de mes parents : Je suis politiquement conservatrice, je me suis convertie au christianisme. Je suis autant à l’aise en talons haut, qu’avec des bottes de randonné. Je prends soin de mon physique, jolie cadeau de Dieu, mais il est souvent rempli de griffure et d’ecchymoses à cause de mes nombreuses chutes lors de mes runs à pied dans les beaux chemins de terre des Laurentides.
Ma conversion au christianisme ? Un choix mûrement réfléchie. Sans doute une recherche d’explication sur qui je suis. Je vais a l’église, mais je suis en total opposition avec sa vison de l’homophobie et de la misogynie. Je suis un esprit libre après tout !
Bref, un être a part. Qui je suis ? Au final, une banlieusarde de 26 ans, marié avec un adorable vieux (pardon chéri), maman d’une jolie princesse, conduisant une belle auto allemande, vivant dans un beau bungalow, travaillant 10 heures par jour pour imposer ma marque dans un univers très masculin (j’adore mes collègues et mon boss). Mes racines ? Elles sont multiples: Juive, autochtone, ukrainienne, québécoise, canadienne. Car ce que je retiens, c’est que je suis cela avant tout, une québécoise, fière de sa province, de ses acquis, de sa beauté, de son étendu. Fière canadienne aussi, pas ce genre de canadienne qui ont fantasmée sur M. Trudeau, non. Celle qui aiment simplement vivre et ne pas être prise pour un clown (c’est méchant, désolé). C’est tout cela ma définition. Elle est différente pour chacun d’entre nous. Vive la diversité.
Un contre-rassemblement « Contre l’antisémitisme, contre son instrumentalisation, pour le combat contre toutes les formes de racisme » était appelé par l’Union des Juifs Francais pour la Paix (UJFP) en réaction à la grande messe républicaine « contre l’antisémitisme » place de la République rejointe par treize partis politiques.
Est-ce qu'une juive peut être danseuse étoile ?
Dans mes gènes
Fille d'une mère juive tunisienne et d'un père blanc, j'ai appris très vite que mon père celui qui m'aime et m'aide à grandir, était antisémite.
Comme on me dit souvent, mais comment c'est possible ? Ou alors, mais t'es sûre qu'il est antisémite il est pas juste contre Israël.
C'est possible dans la mesure où ma mère n'avait pas le droit de pratiquer la religion juive, ou de me la transmettre ou même de me dire que j'étais juive pendant qu'ils étaient ensemble. Heureusement ils se sont séparés rapidement.
Mais après avoir appris ma judaïté, puis compris ce que cela signifiait, j'ai embrassé mes origines et les traditions familiales dont j'étais membre.
Depuis 20 ans mon père ne supporte pas que j'ai arrêté de manger du porc, mon père ne peux pas le supporter, que je lui parle de kippour, ou que je puisse vouloir inscrire le nom de ma mère sur ma pièce d'identité, ou sur mon adresse mail.
C'est une question centrale dans nos relations, et ce qui en ressort de sa bouche c'est "pourquoi as tu choisis les mauvais gènes ?"
Paprika