Une VDM c'est: acheter un agenda VDM qui n'a pas été estampillé VDM.... CQFD!
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Une VDM c'est: acheter un agenda VDM qui n'a pas été estampillé VDM.... CQFD!
Double peine?
Déjà, les deux frangines qui doivent assumer les libertés du frangin, j'avoue, la fille unique que je suis, a de la peine... En plus, les castes, valeurs humaines et cette hiérarchie sociale, la libertaire que je suis, a de la peine... La condamnation au viol (au viol hein, pas un petit léchage de pied par les chèvres rachitiques du village, non non, au viol) la femme que je suis, a pas mal de peine avec ça. Mais, dans tout ce sordide, l'évidence qu'il y a au moins un homme (et je ne suis pas vraiment certaine qu'il sera tout seul) qui va devoir appliquer la sentence (quand même, faudrait pas oublier cet aspect du viol, ça se fait pas en solitaire hein, tu vois!) Et alors ça, l'être humain que je suis ne parvient pas à définir ce qu'il y a de pire dans cette condamnation. Je continue sur le fait qu'aucun journaliste qui nous transmet allégrement cette merveilleuse nouvelle du monde ne s'interroge sur ce point là, ou bien vous cernez un peu le malaise qui m'enveloppe? Est ce parce que ça n'enlève rien à l'horreur qui attend ces filles, que de traiter de l'identité des bourreaux ou simplement parce qu'encore aujourd'hui le viol reste l'affaire des femmes?
Je vais vomir un petit peu
Lorsque se pose la question de savoir qui, exactement, a inventé le punk rock, la plupart des gens répondent généralement Johnny Rotten ou Malcolm McLaren. Mais ce serait vite oublier qu'ils l'ont volé à Richard Hell. Qui l'a lui-même volé à Iggy Pop. Qui l'a volé à Lou Reed. Qui l'a volé à Marlon Brando. Qui l'a volé à James Dean. Qui l'a volé à Robert Mitchum. Qui l'a volé à Errol Flynn. En réalité, cette question n'a pas à être posée, puisque personne n'a vraiment inventé le punk. Il traîne là depuis toujours. C'est un fluide, un esprit, une humeur. C'est la meilleure blague de l'Univers. C'est l'histoire d'un type qui prend des risques inconsidérés pour escalader une falaise à mains nues, juste pour le plaisir de pisser depuis le sommet.
Lelo Jimmy Batista
C’est ce que j’aime bien dans Tumblr:
Souvent, j’aime mais je comprend pas!
Ça, tu vois, c'est le bus tour de…. Devin Townsed… Et les musicos là, ils jouaient dans ma petite ville dans une salle à 150 personnes! J'ai besoin de te dire comment c'était géant ce concert?????
In Bug we Trust
Nouveau boulot, nouvel espace, nouveau protocole. Une jeune fille rapporte un bouquin pour procéder à un remboursement. Je m'applique, dompte l'informatique et son programme absolument pas intuitif. Je m'en sors comme une cheffe. Une fois son petit récépissé en main, la jeunette me demande où elle peut trouver "selfiestick" Ça fait trois jours que mon cerveau est pleinement accaparé par les codes informatiques, les abréviations barbares, les chemins virtuels à emprunter, qu'il m'est difficile de retrouver mon aisance. J'en ai même oublié, ce matin là, qui était l'auteur de Peter Pan. Là, je bug à nouveau, lance un regard plein d'interrogation à ma collègue, espoir que ses neurones sachent diriger notre cliente. La voilà, aussi perplexe que moi, qui tapote sur le clavier et demande qui est l'auteur de cet ouvrage inconnu. A peine a-t-elle formulé sa question que nous réalisons toutes deux notre méprise. "Au deuxièmement étage vous trouverez votre bonheur mademoiselle" Un selfie stick.... Non ce n'est ni un roman policier, ni un classique littéraire ni une méthode de développement personnel....
Moi je dis ça, je dis rien hein! Mais vue mes lectures en cours, c'est plus prudent de suivre ce gentil conseil
Café bouilli? Réveil pourri!
Seul l’utilisateur d’un percolateur comprendra ce grand malheur!
J'ai des bébés tritons qui ont poussé dans mon biotope!!!! Nan mais sans déconner! Et genre toute une flopée! J'en ai compté sept! Après j'ai arrêté, ils m'ont donné le tournis à virevolter dans tout les sens! Je n'ai pas aperçu les heureux parents mais ça fait deux ans qu'un couple de Ichthyosaura alpestris visite notre jardin. Oui bon Triton Alpestre ça le fait aussi mais j'aime bien parler latin.... J'y connais rien en triton et pas grand chose en biotope mais je me dis qu'ils doivent être pas mal s'ils forniquent et procréent!? Hein! Des bébés tritons!!!!!!! J'en reviens pas!!!!
vous je sais pas mais moi j'ai trouvé la seule position supportable par cette chaleur! Activités hautement recommandées: Siester - ventiler - siroter - éviter de bouger surtout éviter....
Quand le dessin facile rejoins le discours facile
Fucking flower power!
En automne 2013, p’têtre même c’était l’hiver, une voisine me proposait trois touffes d’une plante, sorties de son jardinet. Incapable de me donner son nom, elle m’assurait par contre qu’il n’y avait rien à faire, elle allait vivre sa vie et embellir ma verdure. Elle me conseillait par contre de lui trouver “de la place” parce que la dame a tendance à se faire large. Moi j’aime bien les plantes dont on à rien à faire alors je les installais dans ma petite colline, et inchallah, advienne que pourra!
En juin 2014, j’étais émerveillée, subjuguée mais surtout débordée par cette nouvelle copine fleurie!
J’ai bien essayé de la tuteurer, de la ficeler, elle elle faisait exactement ce qu’elle voulait et le “il n’y a rien à faire” prenait tout son sens! Après, je ne suis pas vraiment du genre à vouloir un jardin tout comme il faut et ce que je préfère chez dame Nature c’est sa propension à l’anarchie. Mais j’étais curieuse, je voulais savoir qui était cette indomptable fleur et pouvoir l’appeler par son petit nom. J’hésitais avec l’hibiscus, du moins la variété arbustive, les fleurs s’en approchaient pas mal. Mais ce n’était pas un arbre qui envahissait ma colline, non, même si les tiges devenaient énooooooormes, c’était des tiges, vertes, creuses, des tiges quoi (je suis pas botaniste non plus) Alors je me concentrais sur la fleur, et d’hibiscus en hibiscus, parce que y en a des hibiscus, en lavatères, j’atterrissais dans le monde merveilleux des mauves. Et là, y en a des mauves.... Je rêvais devant la Malva “guimauve” et décidais, consciente de mon erreur, que c’est ce qui ornait mes cailloux. Ça me faisait rêver d’avoir de la guimauve au jardin et je m’amusais à croire que je pourrai bientôt récolter des bonbons parfumés. Enveloppée dans mon illusion gourmande, je continuais pourtant mes recherches et il devenait évident que trois Mauves sylvestres, grandes mauves, mauves sauvages ou encore mauve mauritanienne me faisait l’honneur de leur beauté!
Je ne sais plus trop à quelle période, je ratiboisais les dames devenues faiblotes et rachitiques, me promettant l’année suivante d’être attentive à leur croissance. Ma voisine surtout, avait ri de cette générosité et m’avait conseillé de tailler, à l’avenir, sans complexe pour cadrer un peu la floraison.
Je prenais une nouvelle leçon de jardinage à la fin de l’hiver 2015. Mon ratiboisage n’avait pas eu lieu à la bonne période puisque deux des trois copines avait péris et qu’il ne me restait plus qu’un tas de végétation sèche et friable. Je déterrais ces cadavres et couvais du regard la survivante. Pendant que Myosotis son voisin s’épanouissait, Mauve laissait grandir ses feuilles et retrouvait de la vie. Je tuteurais et réunissais le tout d’une ficelle, histoire d’accompagner une pousse belle droite et d’offrir aux plantes couvre-sol un peu de clarté et d’oxygène.
Je suis du genre à oublier mes plantes, je ne sais pas les épier et étudier leur évolution. Moi, je me ballade, je divague et d’un coup je m’enflamme parce que mon murier s’est paré de dizaines et de dizaines de fleurs. Je suis incapable de dire depuis quand et n’ai même pas vu poindre la première! Sur ce coup là, non, non, non. J’ai évalué toutes les étapes de croissance de dame Mauve, j’ai examiné, surveillé. Je suis même intervenue, coupant les trop grandes feuilles du fond, persuadée que mon geste permettrait à la sève de se concentrer sur les fleurs. Plus j’observais dame Mauve plus je me questionnais.
Je dois vous avouer une chose, j’adore les roses trémières. C’est une fleur qui me touche, que je trouve d’une beauté époustouflante et sa hauteur incroyable me fascine. Elle pousse, droite comme un i, s’envole et quand les bijoux colorés explosent le long de sa tige, je suis émue aux larmes. De plus, c’est une des rares fleurs qui sait se parer d’un noir aussi profond. J’avais d’ailleurs été séduite par la Mauve puisque ces fleurs ne sont pas si éloignées de celle de la trémière. J’adore la rose trémière mais je n’en avais pas encore planté. Parce que je n’étais pas encore convaincue de l’endroit où elle serait le mieux et qui saurait me satisfaire.
Donc je me questionnais devant ma mauve parce qu’elle prenait des allures de rose trémière.... Je ne suis toujours pas botaniste et me répétais que c’était ma taille et mon ficelage qui donnaient cette allure à ma plantule. Et bien non.... Force est de constater qu’une rose trémière aux fleurs noires pousse dans ma colline à l’endroit exacte où j’ai planté, de mes petites mains, une mauve de Mauritanie aux fleurs violettes, alors que je n’ai jamais, je dis bien jamais, planté ni même tenu en main des graines de trémière!!!!!
Je sais que dame Nature est une magicienne! J’ai conscience que j’ai crée un jardin de sorcières mais faut pas déconner là! J’ai passé mon Namoureux à la question, l’ai torturé pour qu’il avoue, espérant qu’une fois de plus il me couvrait d’attention amoureuse et cherchait à me surprendre encore et encore mais non. Quand ses orteils prenaient un angle de 90° sous ma pince impitoyable, je m’assurais qu’il disait la vérité et passait donc à celle qui m’enfantait. Je la soupçonnais de m’avoir fait une surprise, elle qui croule sous les rose trémières, toutes plus merveilleuses les unes que les autres. Je lui évitais la séance de torture puisqu’on ne bouscule pas sa Môman, même avec une rose et acceptais finalement, cette énigme...
Je n’ai plus de Mauve mais j’ai des roses trémières! Dingue non?
"CQFD, mère Thérésa je t’aime! J’ai ri mais j’ai ri!" --- ;-) "Confessions d'un dragueur" est un film controversé car l'auteur alain Soral est un couillon d'extême-droite, détesté par les féministes. Pourtant son film est bon malgré tout, et Saïd Taghmaoui est un acteur très subtil. A voir si tu n'as pas peur de qqs longueurs et blagues lourdingues.
Je confirme, Soral est un couillon (et ce n’est pas la féministe en moi qui l’affirme) Son mépris du féminin n’est vraiment pas ce qui me heurte en premier chez ce personnage. Je ne le crois même pas misogyne, il est simplement haineux et profondément méchant. N’en déplaise aux chiennes de garde, il n’a même pas la subtilité de leur réserver un traitement de faveur. Il n’aime pas l’humain, point. Grâce à ton lien j’ai dévoré quelques vidéos du “dragueur” et j’ai ri! Pas d’un rire franc mais de ces ricanements honteux, que j’adore! Je ne connaissais pas leur paternité soralienne et tant mieux! C’est pareil que pour Céline, Cantat ou Carol, est-ce qu’au nom de la morale on doit s’interdire d’apprécier l’œuvre? Ouais, non, j’apporte trop de crédit à ce petit nazillon et le citant aux côtés de ces artistes. “le dragueur” est atroce, tendancieux, licencieux, amorale et drôle! Tellement drôle! Une caricature autant de l’homme que des dames et j’adore rire comme ça! Bon, c’est vrai, il parait que j’ai un humour de merde. Toi aussi hein, et c’est un compliment... Après, peut-être que la démarche du gars, à la base, n’était pas uniquement de faire rire ou de tenter une satyre sociologique mais alors ça, je m’en tape les cou*** que je n’ai pas. En plus, comme tu dis, l’acteur est parfait!!!!
Merci pour cette découverte! J’emmerde Soral mais toi je t’aime bien!
Vade retro Musca domestica
Voilà qui illustre parfaitement l’éternel paradoxe qui dirige ma vie.
C’est l’été! Si j’en crois les médias nationaux, c’est carrément la canicule ! Il y a croire et média dans ma phrase oui, inutile de la relire, ça fait bizarre mais c’est voulu. Je ne sais pas si la canicule a une influence sur la mouche, bien que cela ne me surprendrait pas que des chercheurs aient utilisé quelques réserves pécuniaires pour financer une telle étude et apporter une réponse aussi capitale, mais il semble que l’effronterie mouchière augmente en même temps que mon thermomètre ! Je n’aime pas les mouches ! Je vais même jusqu’à dire que je déteste les mouches ! J’exècre la bestiole ailée ! Bon, là, j’exagère un tantinet mais j’aimerais être sûre de me faire comprendre. La mouche m’agace !
Déjà elles vrombissent et ça, excusez-moi mais une bête qui vrombi c’est intolérable ! Si elles ronronnaient, roucoulaient, rompaient le pain ou même rouscaillaient avec véhémence, je dis pas. Mais non ! Elles, elles ajoutent un V à leur mot commençant par ro et elles se croient d’une intelligence supérieure, du coup ! Je serais encline à leur porter un peu de considération si au moins elles avaient la prestance de certains compatriotes animaliers. Je sais pas moi, ça a plus d’allure, un dindon qui glougloute, une cigogne qui glottore, un grillon qui craquette (celui qui dit de Belin, sors immédiatement !) même le chien sait clabauder et la caravane passer, oui! Non, les mouches vrombissent et en sont fières, tellement que leur égocentrisme les transporte si haut, qu’à cette altitude, elles nous montrent leur cul ! Parce que figurez-vous que c’est généralement ce qu’elles nous exposent dans leur danse aérienne incessante ! Leur postérieur ! N’avez-vous jamais pensé à cela ? De plus, soyez assurés qu’elle l’a poilu !
Voilà les premières raisons qui m’agacent chez la mouche. Elles vrombissent, elles savent voler, elles friment, elles sont snobes, exhibitionnistes et n’ont aucune pudeur à balader un cul non épilé ! Ensuite, oui parce qu’on ne déteste pas quelque chose pour six malheureuses raisons surfaites, la mouche colle ! Ça me rappelle un jeu d’enfance consistant à répéter, sans discontinuer, « l’abeille coule » jusqu’à… Essayez, vous saurez! Donc, ce jeu ne fonctionne pas avec « la mouche colle » et amène mes arguments à sept. Elles collent à vos réserves de guerre ! Vous savez, les bonbons, petites douceurs, gâteaux secs et fruits, j’ai glissé ce dernier mot juste pour me donner bonne conscience, vous comme moi savons très bien que les fruits c’est juste pour faire joli, ces réserves donc, que vous placez astucieusement dans différentes corbeilles, dispersées stratégiquement dans votre habitation, des fois que la famine s’abattrait sur notre continent, c’est vrai, on n’est jamais trop prudent. La mouche colle ses pattes, aussi velues que son postérieur sur vos gourmandises, les rendant, pour le coup, beaucoup, beaucoup moins appétissantes, poussant même votre écœurement à refuser d’y goûter en cas de disette européenne. Comme quoi, la faim c’est subjectif non ?
La mouche colle à ton canapé préféré. Quand la sieste susurre ton prénom et t’invite à reposer ton corps, perclus de harassants travaux tel que la dactylographie, l’agrafage ou l’utilisation intense d’un trackpad, il faut que la mouche se place sur ta route. Elle est là, te nargue du haut d’un coussin, courate dans une superbe arrogance et si tu prends le temps d’observer ton environnement, tu t’aperçois très vite que sur les autres meubles de ton salon, rien, aucun insecte ailé ne batifole ! Parce que la mouche se croit intelligente, comme décris plus haut, et tente de se servir de son cerveau pour marquer son territoire, qu’importe les moyens, pattes velues, trompe collante, ailes agitées, elle est là pour t’empêcher de vivre et ne recule devant aucun sacrifice pour parvenir à ses fins. Seul l’humain très obstiné, saura s’accommoder d’une telle intimité, quoique, si vous étudiez bien ce bougre entêté, vous découvrirez que son sommeil n’est pas de tout repos, ce qui est quand même dommage et plutôt contradictoire, tant son visage tique, mimique, saute, tressaute et grimace des intrusions perverses de dame la mouche. Ces spasmes peuvent même gagner les épaules, bras, mains, jambes, suivant les oripeaux dont c’est paré la mule. Petite parenthèse pour souligner qu’en temps de canicule, nous avons tendance à ne pas trop couvrir notre derme, offrant ainsi une surface de jeu infinie à la bestiole vrombeuse. Observez également que si le sujet de votre étude opte pour un recouvrement complet de sa surface caressable, ce seront des spasmes de gênes transpirantes que vous verrez apparaître et je ne peux que vous conseiller alors de patienter jusqu’au réveil du cobaye pour rire de l’allure rougeaude, suante et déconfite qu’aura pris son visage. Cette dernière longue phrase pour illustrer que la mouche colle, à votre peau ! Si je résume, 7 raisons imparables additionnées de : la mouche colle, nique tes provisions, salit tes bonbons, n’épile pas non plus ses jambes, se moque complètement de la faim dans le monde, envahit ton territoire, démolit ton sommeil réparateur, est perverse et chatouilleuse, j’arrive à 16 motivations de détester la bestiole.
J’en viens à ma dix-septième affirmation et non pas la moindre, qui sera suivie par la dix-huitième, conséquence directe de sa précédente.. La mouche est conne ! Désespérément conne, bête, stupide, inculte et semble dépourvue du moindre instinct de survie. Parce que la mouche, mue par une passion dévorante pour la peau humaine, s’expose à la main de ce dernier et à la claque intempestive qui s’abat, vainement, en général, sur sa petite personne fragile. Elle ne réalise pas les risques qu’elle prend en revenant sans cesse frotter son poil aux nôtres. L’homme lui, à cette faculté d’apprendre de ses erreurs et surtout, il sait se montrer patient, attentif pour, après quelques tentatives infructueuse, affiner son mouvement et… faire mouche ! Oui, je sors… Par contre je soupçonne la mouche d’être également une grande amatrice de burlesque ! Elle surpasse sa peur d’être giflée, tourbillonne et s’entête pour nous pousser à gesticuler, brasser de l’aire et finir par craquer, hystérique, dans des grognements étranges, secouant tête, bras, mains tel un possédé, ajoutant même quelques piaffements de pieds. Oui, croyez-moi sur parole, elle guette avec vice cet état de crise et si vous parvenez à reprendre le contrôle de vos nerfs, même qu’une seconde, vous pourrez l’entendre vricaner et vapplaudir la performance hautement comique que vous venez de lui offrir. La mouche aime rire, ce qui n’est pas une raison de la détester, bien au contraire, mais qui n’excuse pas sa bêtise pour autant. Parce que l’homme est le seul animal à savoir utiliser des armes. Sans parler des atroces procédés, inventés par quelques cerveaux dont je ne voudrais pas visiter les méandres, qui démolissent la déco raffinée votre maison par leur unique présence, entortillés, collants, souvent jaunâtres ou, au mieux à la transparence déformante, mais je m’arrête là puisqu’il me semble avoir affirmé que je n’en parlerais pas. Donc, à part ce-dont-je-ne-parlerais-pas, l’homme se munit d’une tapette et sait s’en servir avec habileté, certains, gratifiés d’une vise naturelle, d’autres ayant succombé à la mode du coach personnel, emploi qui, vue les jours brûlants à venir, saurait peut-être faire remonter la courbe du chômage, inversement proportionnellement à celle du thermomètre. Et là, alors là, on ne peut que réaliser combien la mouche est conne et mesurer son QI au nombre de cadavres qui jonchent votre sol, tables ou tout autre environnement apprivoisé. Au moment où je vous écris, je dénombre 8 dépouilles mouchières, certaines ne ressemblant plus vraiment à quelque chose de structuré mais ça compte quand même. Le QI de la Musca Domestica s’élève donc à 8, ce qui, vous en conviendrez n’est pas très glorieux. Einstein 160, Miss Spears 100, Andy Warhol 86 et les candidats des Anges, toutes saisons réunies, totalisent un score de 47 ce qui est super-honorable comparé à notre bestiole. CQFD ! Dix-huitième argument indéniable, la mouche m’agace parce qu’elle me pousse à devenir un assassin ! Je sens monter en moi des pulsions terribles et je plie sous l’envie de massacre, d’extermination, de génocide mouchier ! Je jubile d’entendre ma palette en plastique fendre l’air et son claquement impitoyable, faisant parfois trembler toute la table, me procure joie, bonheur, satisfaction suivi aussitôt par de la culpabilité, des remords et je frôle la contrition pour avoir attenté à un être vivant. Rien que pour me faire ressentir tout cela, la mouche, finalement, mérité la mort…
Et mon paradoxe de vie dans tout ça ? Et bien le voilà. Je sais quand période d’invasion ailée, il faut remiser sa boustifaille, éviter d’exposer tout organisme leur permettant de pondre, de copuler et de proliférer sournoisement.
Pourtant, quand mes yeux se posent sur mon petit fourneau, débordant de charme à lui tout seul, orné de ce superbe tournesol et que dans ma passoire trônent les premières groseilles, récoltées dans mon jardinet, que ma mélisse et ma marjolaine embaument la cuisine, je sais, intimement que ce décor représente un paradis pour la mouche, qu’elles vont se délecter du nectar floral et de la délicieuse acidité de mes petits fruits. J’en ai conscience mais, je trouve ça tellement beau que je ne range rien et accepte de cohabiter avec l’envahisseur au nom de la poésie d’un instant.
“Porter des talons augmente de 25% la masse de vos fesses” Plus le talon est haut plus la masse augmente??? Plus le talons est plat plus la fesse s'élargit???
Alors sans vouloir offenser personne, la théorie de corrélation entre les souliers à talons et le cul, ça me rappelle le discours de Fabio dans ce film…
Bestof Confessions d'un dragueur (1) par akelhawa
^_^
CQFD, mère Thérésa je t’aime! J’ai ri mais j’ai ri!
Minou, minou? La soupe est prête!
Il est 7h du matin de la nuit, j’ai somnolé sur le canapé et me débats avec la couverture pour poser un pied dans la réalité. Cela fait trois jours que la petite chat Maille hésite à libérer les bébés qui la ballonnent outrageusement. Cette nuit elle me tournait autour, miaulait péniblement dans mes jambes et poussait le besoin de compagnie jusqu’à me suivre aux toilettes. Alors je me suis endormie sur le canapé, Maille lovée sur mes genoux, ronronnante et patouillante.
Il est 7h10 du matin de la nuit, la cafetière termine sa chanson dans une vapeur aromatisée et je sirote ma drogue matinale, clope au bec, morceaux de sommeil aux coins des yeux. Je jette quelques aliments secs dans les gamelles, chat Play, chat Tumide, chat Pitô et chat Tofort terminant de m’éveiller de leurs supplications affamées. Pas de chat Maille à l’horizon, certainement occupée à trainer son gros bidon dans la nature qui s’anime.
Il est 7h30 du matin de la nuit et je lance un œil par dessus la table, attiré par le bruit de croquettes, certaine d’y trouver la future maman. Rien... Pas l’ombre d’un chat. Pourtant, je ne suis pas tout à fait folle, j’en suis à mon deuxième Mocca et j’ai l’impression d’avoir dompté ma somnolence. Non, rien, rien de rien. Je décide d’y voir de plus près, persuadée que cette variété de croquettes détient quelques pouvoir magiques.
Il est 7h33 du matin, la nuit à disparue et je prends un cours d’anatomie en accéléré. Tout morceau d’orvet, séparé du corps initial de la bête, continue de bouger encore longtemps après cette odieuse division. De plus, tout morceau d’orvet, plongé dans une gamelle de croquettes, à pour effet de faire chanter ces dernières. Je lève la tête et aperçois ma boule de poils, donnant de la patte contre un bidule très remuant. Le voilà donc, le corps initial de la bête. Et toujours bien vivant le bougre...
Il est 7h40 du matin, je félicite Maille, parce que c’est ce qu’on doit faire quand un animal de compagnie vous rapporte une proie. Parce qu’il VOUS le ramène, à vous, gentil compagnon de vie et qu’il s’attend à recevoir fierté absolue et profonde reconnaissance. Je laisse quand même une pointe de dégout teinter mes compliments. Non pas que j’ai peur de ces bestioles, mais sa réalité animée sur le sol de la cuisine ne me réjouit pas plus que ça.
Je m’amuse par contre de madame chat, qui guette, louvoie et agace la bestiole avec, il faut l’avouer, beaucoup de perversité. Elle décide que le jeu à assez durer, l’attrape par un bout et l’apporte jusqu’à sa gamelle. Oui, Maille est un chat bien élevé, elle mange dans son assiette!
Je me distrais encore quelques instants de la voir déchiqueter des morceaux d’orvet et de les déposer un à un dans son écuelle. Je m’écœure par contre des bruits qui accompagnent ce repas, les croquettes qui crépitent et la mastication énergique de Maille et évite, à la dernière minute, d’écraser de mon pied nu, un morceau de barbaque reptilienne, abandonné par mégarde sur ma route.
Je laisse Maille terminer sa besogne, j’aime mes chats, vraiment, mais je ne me sens pas non plus obligée de participer à tous leurs moments de vie, et je me dis que je apprécierais pas forcement qu’ils m’observent alors que j’engloutis une assiettée de pâtes. Je souligne ma chance, en ce petit matin d’été. Il arrive très souvent que mes copains félins rapportent des proies sans pour autant les engloutir. Cette bestiole là, je n’aurais pas à la ramasser!
Je lui parle, de loin, la félicite encore et soudain, je fais silence. De drôle de sons me parviennent, une expulsion humide, moite, épaisse. Ha oui, on va donc passer par cette étape... Souvent, chat qui boustifaille n’importe quoi se retrouve à vomir et régurgite le tout dans de petits paquets aux teintes rosées virant sur le violet. Je me lève, accrochée à l’illusion que je me suis trompée, que ces bruits dégoutants signifiaient tout autre chose mais me rends bien compte que la vie est cruelle.
Il est 8h00 du matin, j’ai renvoyé à la nature cette bouillie tiède et odorante. Avant de donner un énergique coup de poignet pour libérer ma ramassoire de ce tas de chair mâchouillée, j’ai pu constater que même à moitié bouffé, les deux tiers de sa personnalité dévorée, un orvet continue de remuer. Dans un haut-le-cœur silencieux, j’ai rendu mes deux tasses de café sur le perron de ma maisonnée.
L’amas de bile, né de mon propre corps, attendra encore quelques heures pour être rincé. Il me semble que j’ai vécu suffisamment de belles aventures pour la matinée....