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J'ai enfin fini la trad de mon zine sur la folie et la transidentité en français!
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A zine about transness, trauma and madness
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"TW Transphobie - Harcèlement scolaire - #LaPsychophobieEnHP - Violence en Hôpital Psychiatrique 56e témoignage "La Psychophobie en HP"
La psychophobie (aussi dit sanisme) banalisé
TW : psychophobie/sanisme, mentions d’institutions psychiatriques
Ok, so here we go !
Ça fait un moment que j’hésite à prendre la parole sur ce sujet qu’est la psychophobie. Je tiens d’ailleurs à remercier @piinkyswear et @koala-ronchon - même si on a jamais échangé; dont les prises de paroles m’ont permis d’avoir le déclic pour enfin rédiger ce post 💜
Qu’est-ce que la psychophobie ?
La psychophobie (aussi dit sanisme, principalement dans le milieu anglophone qui utilise également le terme mentalism) est un ensemble de discriminations et oppressions envers les personnes atteintes de Troubles Psychiques et/ou étant Neuroatypique.
La psychophobie est présente de façon générale dans la société et ses mœurs, dans les représentations littéraires (romans, bd, mangas, ect..) mais également visuelles (films, séries, publicités, reportages ect..). A tel point que cette oppression se retrouve même au sein des institutions psychiatriques mais également dans le comportement et la façon de penser des professionnels de la santé mentale ( Ironique n’est-ce pas ? Pourtant je dirais que la psychophobie se retrouve presque autant au sein de la société de “ tous les jours “ que dans l’univers psychiatrique.)
En clair, ça donne quoi ?
Parce-que ça reste des mots assez abstraits, des idées vagues; voici quelques exemples de situations et de comportements pouvant être perçu comme psychophobes par les concerné⸱e⸱s.
C’est une possibilité et non une vérité générale ni absolue, le ressenti et la sensibilité variant d’un⸱e concerné⸱e à un⸱e autre. C’est pourquoi il est important d’être à l’écoute du ressenti de chacun⸱e ! En tant que concernée, ce sont des attitudes que je trouve personnellement psychophobe.
DANS LE RPG :
Traiter son personnage ou celui d’autrui de fou⸱folle, c’est psychophobe
Dire que son personnage est bipolaire et/ou bordeline alors qu’iel est simplement lunatique, c’est psychophobe
La mention “ Schizo “ pour évoquer le fait d’avoir - ou non, des multicomptes, c’est psychophobe
Faire un personnage atteint de trouble psychique et/ou neuroatypique sans faire de recherches, en se basant seulement sur des préjugés souvent violents et dégradants, c’est psychophobe
Romantiser les troubles psychiques et/ou la neuroatypie pour en faire à la finale quelque chose d’ a e s t h e t i c ou de “ cool “, c’est psychophobe
Faire un personnage qui ne tourne qu’autour de son trouble psychique et/ou de sa neuroatypie, c’est psychophobe (on n’est pas qu’un diagnostique ni qu’un terme s’il vous plaît)
DANS LA VIE DE TOUS LES JOURS :
Traiter quelqu’un de fou⸱folle/taré⸱e, c’est psychophobe
Traiter quelqu’un de schizo, c’est psychophobe
Juger et/ou se méfier de quelqu’un pour la seule raison qu’iel est atteint⸱e d’un trouble psychique et/ou est neuroatypique, c’est psychophobe
Juger et/ou se méfier de quelqu’un car iel consulte un⸱e professionnel⸱lle de la santé mentale, c’est psychophobe (ça arrive encore beaucoup trop souvent)
Juger et/ou se méfier voir s’éloigner de quelqu’un lorsque vous apprenez qu’iel a déjà été en institut psychiatrique, c’est psychophobe (et récurant)
Résumer la schizophrénie à un dédoublement de la personnalité (d’ailleurs on parle plutôt de TDI - trouble dissociatif de l’identité) c’est une erreur en plus d’être psychophobe
Invalider le ressenti de quelqu’un neuroatypique et/ou atteint d’un trouble psychique en disant “ c’est dans ta tête, il faut que tu te bouges, c’est pas grave, tu choisis d’être ainsi à ne rien faire“ c’est violent et psychophobe (arrêtez avec ça s’il vous plait. c’est violent. vraiment.)
Ceci est une brève liste à titre d’exemple, il y a cependant encore bien d’autres situations et attitudes qui pourraient être citées tant c’est récurant et surtout banalisé.
Cependant, si certain⸱e⸱s en doutent encore de l’existence de la psychophobie, qui minimise et invalide le ressentis des concerné⸱e⸱s, pouvez-vous me donner une explication aux discriminations suivantes ?
Parce-que pour un⸱e concerné⸱e, la psychophobie c’est violent et c’est notre quotidien :
C’est se voir gentiment remercier (comprendre ici renvoyer) de notre école lorsque, par exemple, un⸱e élève fait des crises d’angoisse (ou est neuroatypique et/ou est atteint d’un trouble psychique visible et/ou qui sort du cadre de l’éducation nationale) et à qui on refuse donc par ce fait l’accès à une scolarité lambda, souvent sans proposer d’alternative (Ça a été mon vécu et je sais que je ne suis pas un cas isolé)
C’est taire un/des troubles psychiques et/ou le fait d’être neuroA dans un entretien pour une école ou un job - et donc possiblement mettre en danger notre santé mentale, car on sait que ça risque de nous coûter notre chance d’être pris⸱e
C’est avoir peur de parler de son ressenti car la personne en face peut l’invalider et c’est violent
C’est se voir refuser un emploi si jamais on porte des vestiges de comportements auto-destructeurs, ou alors si on est chanceux⸱se on nous demandera seulement d’y maquiller/cacher
C’est se voir presque constamment demander si on a bien pris nos traitements dés qu’on a un comportement qui ne plait pas à autrui
C’est avoir peur qu’on découvre qu’on est neuroA et/ou atteint d’un trouble psychique, car on sait qu’après on nous colle une étiquette
C’est devoir mentir sur des souvenirs ou éléments liés à notre neuroA et/ou notre trouble psychique car on sait qu’on peut être jugé⸱e et/ou discriminé⸱e sur la base de ces éléments
C’est devoir s’adapter à un système scolaire et/ou un emploi qui ne nous convient pas - voir est parfois violent pour nous, car il convient à la majorité
C’est parfois se mettre en péril soit et sa santé mentale pour masquer notre trouble psychique et/ou notre neuroA par peur d’être jugé⸱e et/ou catégorisé⸱e
C’est avoir honte de consulter un⸱e professionnel⸱lle de de santé et/ou d’avoir été en institut psychiatrique
C’est finir par nous-mêmes minimiser et invalider nos ressentis car la société le fait à longueur de temps
Ceci n’est qu’une liste non-exhaustive de ce à quoi nous pouvons être quotidiennement confrontés. Alors s’il vous plaît, écoutez les concerné⸱e⸱s si iels vous disent que quelque chose est violent, qu’une attitude est problématique pour elleux, ce n’est pas sans raison et c’est légitime !
Si jamais des concerné⸱e⸱s veulent rajouter quelque chose à la suite de ce poste, n’hésitez pas 💜
Je vous glisse ci-dessous quelques ressources évoquant la pychophobie si jamais ça vous intéresse : (tw général : psychophobie, dépression, opression)
Explication de la psychophobie et du sanisme, exemples de représentations dégradantes banalisés et influence du langage (tw spécifique : institution psychiatrique, violence sexuelle à la fin)
- https://www.terrafemina.com/article/psychophobie-pourquoi-la-folie-suscite-discriminations-et-prejuges_a354673/1
Article regroupant des témoignages vidéos de personnes neuroA et/ou atteint⸱e d’un trouble psychique, des exemples de psychophobie dans notre société et enfin une sensibilisation à l’emploi du vocabulaire lié à la santé mentale
- https://iresmo.jimdofree.com/2020/11/07/se-conscientiser-sur-la-psychophobie/
Compte instagram sur la psychophobie, regroupant des témoignages mais également du contenu “éducatif” sur divers sujets (TDI, Trouble de la personalité borderline et d’autres sujets)
- https://www.instagram.com/payetapsychophobie/?utm_source=ig_embed
Illustration de pensées dysfonctionnelles validistes et psychophobes (tw spécifique : validisme)
- https://igorthiriez.com/portfolio/la-psychophobie-pensees-dysfonctionnelles/
Libido non pathologique
TW violences sexuelles, psychophobie, maltraitance
J'ai été hospitalisée en "Soins Libres" pour crise suicidaire (c'est à dire que j'étais libre, mais pas de sortir, ni de parler à mes proches (pas de téléphone), ni d'écrire ou de dessiner, ni de mettre des sous vêtements ou mes propres vêtements). Mes seules sorties (encadrées par mes parents, je devais me déshabiller devant une infirmière pour m'habiller pour aller dehors, et pareil au retour
La première fois que j’ai parlé des violences sexuelles (viols, attouchements sur mineurs, relations avec des hommes plus âgés qui m'imposaient des trucs hards) que j’avais subies à un psychiatre, il m’ait dit que c’était« inapproprié de parler de ma libido non pathologique ». Il a aussi insinué que des trentenaires (comme lui) pouvait se taper des jeunes de mon âge 10 mins après que je lui ai raconté un viol.
Et comme j'étais très en colère qu'un porc comme lui s'occupe de moi, il a décidé que j'étais immature et borderline (spoiler je le suis absolument pas mais un bon diag de trouble de personnalité se fait une semaine après une crise suicidaire, en HP, chez une patiente qu'on a vu 2 fois).
C'est long mais c'est important // ça parle de psychiatrie et de prise en charge
Lundi dernier, chez ma généraliste, je fais état de différents symptômes. C'est un peu foutraque mais ils existent et le risque de contagion ne me permet pas de prendre mon état de santé à la légère.
Comme j'ai une ALD 23 pour trouble psy, elle perd par une minute pour corréler mes symptômes physiques au trouble mental (lequel est de plus en plus lisse à force d'un travail acharné mais ça, elle ne le soupçonne même pas).
Je sors avec un arrêt maladie de 15 jours et une impression de ne pas avoir été écoutée comme j'aurais du l'être. Aucune mise en garde particulière sur les sorties à éviter, les contact etc... Avant l'annonce du confinement le soir même.
Reposez-vous, détendez-vous, respirez dans un sac.
Bon, les jours défilent, je passe mes nuits en nage, j'ai un mal de tête quasi-permanent et une grande fatigue. J'ai du mal à marcher et parler en même temps. J'essaie encore de me convaincre que c'est moi toute seule qui me rend malade. Je ferme relativement ma gueule, c'est vivable quoi qu'il arrive. Un peu oppressant ceci-dit
Je ne nie pas l'existence de symptômes psychogènes, je ne nie pas ma capacité à somatiser, mais j'ai un passif de 37 ans d'angoisse, alors je sais la reconnaître, la neutraliser, je connais mon cerveau et ses ressorts mieux que mon appartement, vraiment, on me la fait pas. Je finis toujours par canaliser le kraken et ses sombres velléités, si je n'échappe pas à ses tentacules, j'ai au moins appris à ne pas les confondre avec les bras de Morphée et j'ai mis en place un bons paquets de parade pour ne pas me laisser noyer.
Peut-être qu'on dirait que je me vante, et je vais le dire une fois pour toute, oui, je me vante, parce que ça fait 15 ans que je suis sur le dossier et que j'organise ma vie autour d'un seul projet : une relative paix intérieure.
Et ça marche, la preuve, je suis là.
Isa consulte le même médecin quelques jours plus tard, avec des symptômes qui ressemblent aux miens à peu de chose près. Il semblerait que nous ayons quelques jours de décalage mais les mêmes embarras, plutôt mineurs mais stressants, même pour quelqu'un qui n'a pas un grain, je vous jure.
Elle consulte le même médecin, mais elle, elle n'a pas d'ALD psy, alors elle ne la teste pas mais lui dis qu'il y a de grandes chances qu'il s'agisse du covid-19, elle lui donne des conseils, lui parle des éventuelles évolutions, du pic possible au bout des 7e ou 9e jours, lui dit quel médicament prendre et quand, de ne surtout plus sortir de chez elle.
Ce week-end, j'ai le bide en vrac, des crampes intenses, la chiasse, une petite fièvre, une sensation d’essoufflement permanente. J'essaie de me détendre comme je peux, de rire, de me divertir, de me détourner de mon corps et de ses petits caprices. Je me dis que ça va passer.
Hier en fin d'après-midi, je respire mal, je me mets doucement à paniquer. Je prends sur moi, je fais des exercices, ceux qu'on fait contre les attaques de panique, ça passe pas. Je suis très essoufflée quand je lance une séance de relaxation guidée sur youtube (merci bb tmtc).
C'est pas mal, ça a calmé la panique sous-jacente mais reste l'inconfort du souffle court, la sensation de respirer comme une noyée, d'avoir une charge lourde sur la poitrine.
Je ne me sens pas capable de parler, Isa appelle un médecin. d'un transfert d'appel à un autre, elle se retrouve en ligne avec le SAMU, on la met en attente.
Je prends le téléphone pour attendre de parler à un médecin permanencier. Accueil bienveillant, je me sens écoutée, je suis calme, je respire mal et si je me sens oppressée, je reste calme pour lui expliquer le plus simplement du monde ce que je ressens sans stresser, sans le stresser.
Arrive la question de savoir si j'ai pris des médicaments. Alors oui, j'ai pris un doliprane, j'ai pris de la doxycycline et de la lamotrigine, un anti-épileptique prescrit pour ses effets thymo-régulateur dans le cadre d'un trouble de l'humeur, entre autres.
il dit Ah, la Lamotrigine vous a été prescrite ... par un neurologue ?
J'ai l'honnêteté naïve de corriger, non, par mon psychiatre.
Je peux sembler complètement parano mais je sens à cette seconde un changement dans ma prise en charge. Quand il répond un AH à la Denis Brognard, je sais que ça y est, il va me laisser dans ce qu'il pense être une crise d'angoisse.
Ne paniquez pas madame, c'est rien, si vous n'avez pas + de 38.5 de fièvre, une grosse toux sèche et une sensation d'étouffement, pas besoin de paniquer.
Je reformule : Il faut avoir les trois symptômes que vous citez simultanément pour considérer le cas comme sérieux?
Oui
ok, très bien, ciao. Je remercie, je m'EXCUSE de lui avoir fait perdre son temps comme la reine des connes.
Je me demande à quoi il a vu que je paniquais dans le ton de ma voix, j'étais juste en quête de réponses car tout le monde dit un truc différent et que je ne voudrais pas faire un malaise pour un malentendu.
D'ailleurs, j'aurai su quand m'inquiéter si j'avais fait l'objet d'une vraie consultation lundi dernier. J'aurai eu les informations appropriées, celles qui ont notamment été données à Isa.
Je ne veux pas généraliser, mais j'en ai marre.
Je ne fais pas partie des populations fragiles mais je n'ai jamais eu de problèmes respiratoires, jamais fait de crise d'asthme ou quoi que ce soit. Alors oui, je m'interroge sur cette sensation qui depuis hier ne me quitte que très rarement. Qu'on vienne pas m'expliquer ce que c'est qu'une crise d'angoisse sérieux, parce que j'en connais toutes les nuances et je suis un ninja pour m'en départir.
Je ne m'inquiète pas pour moi. Mais j'imagine quelqu'un qui prend un traitement psy plus ou moins lourd qui se retrouve dans un cas similaire avec cette fois des très sérieuses raisons de s'inquiéter, j'espère que ça n'arrive jamais, mais je me dis que ça peut avoir des conséquences sérieuses et ça me fait vraiment mal délirer.
C'est un partage d'expérience qui me semblait important. Peut-être que vous n'en aviez pas conscience. C'est très fréquent de se voir renvoyé à nos troubles psy quand on évoque des symptômes physiques.
Par des professionnels de santé mais également par des proches.
Sérieux, ne faites pas ça.
Je voulais revenir un peu sur #ReconnaiTrans, car je me suis rendu compte que beaucoup de personnes s’autocensurait dans les témoignages que je recevais.
Et également revenir sur la question de l'intersection des oppressions dans le projet.
Passez une belle journée et prenez soin de vous si vous le pouvez 💛
Il y a des personnes qui vivent avec des troubles de santé mentale. Oui, sauf qu’il ne s’agit pas de fous, ni de folles. Peu importe le contexte.
Ces deux mots ont une signification et une utilisation extrêmement péjoratives, empreintes par les multiples années de stigmatisation, de violences et de préjugés. Ce n’est pas rien de les utiliser, que ce soit comme insultes, comme qualificatifs ou comme expression. Quelles que soient les intentions, l’utilisation de ces deux mots sont nuisibles à cause du contexte social psychophobe. C’est aussi le cas pour d’autres mots comme « débile », « retardé », « attardé », « mongol », etc.
Les personnes affectées par des troubles de santé mentale connaissent tellement d’injustices, de jugements et de difficultés quotidiennes. Leurs vécus sont stéréotypés, et l’image collective qui leur est octroyée n’est jamais belle et positive. Au contraire.
Dans cet imaginaire basé sur les normes du système patriarcale sexiste et oppressif, un fou est une personne bizarre, dangereuse, violente et imprévisible qui dérange, et même qui commet des crimes.
Le mot folle vient aussi avec une immense charge sexiste. Ce mot est associé aux émotions débordantes, à la jalousie, à la manipulation, à la colère et même aux syndromes prémenstruels.
Sauf que ce qui est important de comprendre, c’est que même si vous croyez utiliser ces mots sans faire référence à la santé mentale, la référence y demeure quand même. Et elle ne pourra jamais disparaître.
En qualifiant une personne, une situation ou n’importe quelle chose de fou/folle, vous reliez directement les significations multiples que vous souhaitez insinuer, comme étant des qualificatifs propres aux personnes touchées par des troubles de santé mentale.
Dire qu’une personne ayant commis un attentat est « un fou », c’est aussi insinué qu’il faut assurément avoir une condition de santé mentale pour commettre un attentat. C’est insinué que les personnes qui sont touchées par ces conditions finissent par faire des crimes, qu’elles sont racistes et xénophobes.
Dire qu’une personne violente et qui hurle est « folle », c’est insinué que les troubles de santé mentale sont liés à la violence, à la colère et aux cris excessifs.
Dire que telle ou telle personne « a l’air fou/folle », c’est insinué que les personnes affectées par des conditions liées à la santé psychologique ont l’air bizarre, qu’elles s’arrangent mal, qu’elles sont laides, démodées ou repoussantes, par exemple.
Chaque signification que vous amenez dans les diverses utilisations de ces mots vont directement se loger comme étant les caractéristiques de ces personnes.
Et c’est pourtant complètement faux.
Non, les personnes touchées par des troubles de santé mentale ne sont pas des criminel.le.s qui commettent des attentats et des meurtres, qui crient, qui sont violentes, qui sont dérangeantes, qui sont bizarres, laides ou repoussantes.
Ce sont toutes des personnes importantes, qui ne sont en aucun cas inférieures aux autres. Elles doivent être respectées et valorisées.
Elles ne devraient jamais avoir à subir le poids et les conséquences horribles de tous ces préjugés, qui ont actuellement et depuis toujours de réels impacts sur leurs qualités de vie et leur bien-être.
#30JoursDeFoliesPassagères
Dessin numérique, 2018, Maude Bergeron
being positive ≠ being mentally healthy