Rencontre mon OC
OK, il est genre... minuit, je travaille demain (ou toute à l'heure ??) mais j'ai écrit un one shot sur Anthony aka personnage avec lequel j'aimerai créer une histoire plus travaillée.
Bref, enjoy la lecture <3
A Night With Antho
L’une des premières choses qu’Anthony fait en rentrant du lycée est de poser son cartable en cuir sur le buffet en bois de l’entrée. Il dépose ensuite ses clés dans le vide-poche (un souvenir de l’un de ses nombreux voyages), range ses chaussures de ville dans l’espace consacré et pose son trench rouge sur le porte-manteau.
Se sachant seul, Anthony se permet de défaire le deuxième bouton de sa chemise et de remonter les manches jusqu’aux coudes.
L'après-midi touche juste à sa fin, indiquant qu’il est l’heure de faire à manger. Il se dirige donc vers la cuisine, où l’attend son tablier noir, qu’il noue autour de la taille. Il ouvre le réfrigérateur et récupère la pièce de viande qu’il a mise à décongeler le matin même. Il en profite pour prendre les carottes qui accompagneront le veau dans le plat qu’il s'apprête à cuisiner.
Il sort la planche à découper du placard et attrape le couteau aiguisé du bloc posé sur le plan de travail. Avec des gestes précis et rapides, les tomates sont coupées, et l’oignon est déjà prêt à être revenu dans la poêle. Quarante minutes de cuisson plus tard et un verre de whisky entamé, l’osso-buco est dressé dans une assiette.
Seul le jazz diffusé par la radio brise le silence de la maison. Un léger mouvement du pied bat la mesure, de temps en temps un léger frôlement, mais rien ne vient troubler ce moment de repos du professeur de sciences.
Le repas terminé et la table débarrassée, Anthony s'apprête à continuer à travailler. Il récupère les copies de ses élèves, s’arme de son stylo rouge et s’installe dans le fauteuil près de la musique.
Un clic annonce le début des corrections. De temps en temps, il replace ses lunettes sur son nez, passe une main dans ses cheveux, les décoiffant peu à peu au fur et à mesure que les copies défilent, et annote les réponses de ses élèves.
Lorsqu’il pose le stylo sur la table basse, il s’autorise enfin à s’enfoncer dans le moelleux du fauteuil. Il ferme les yeux, bercé par la musique, et se détend. Voir autant d'âneries écrites par des élèves censés avoir suivi ses cours le contrarie légèrement. Peut-être devrait-il revoir certains points de sa pédagogie, à moins que ce ne soient les formulations de ses questions qui aient pu prêter à confusion…
Il fronce les sourcils et s’oblige à penser à autre chose. Mais, dans ces moments-là, il sait que ses pensées peuvent dangereusement se tourner vers lui. Et, comme à chaque fois, un râle lui échappe.
L’heure commence à être tardive : c’est l’excuse parfaite pour se lever, éteindre la musique et prendre une douche avant de se glisser entre les draps.
La lumière de la table de nuit reste allumée pour lui permettre de lire un nouveau chapitre de son livre, posé à côté de son réveil. Il est capable de lire pendant deux heures d'affilée sans que sa concentration ne soit altérée. Pour cela, il faut simplement que le livre soit un minimum intéressant ou, à défaut, divertissant. Malheureusement, cette fois, il n’est ni l’un ni l’autre, ce qui signifie que, dès demain, ce… récit (?) se retrouvera dans une boîte à livres.
Plutôt que de perdre du temps à forcer sa lecture, il décide de récupérer son ordinateur portable et de conclure son dernier article. Il en profite pour répondre aux mails du seul étudiant assez concerné par le devoir maison à rendre dans une semaine et le renvoie vers une bibliographie qu’il garde précieusement pour ses élèves les plus curieux. Il referme son outil de travail avec la sensation du devoir accompli.
Finalement, son temps n’a pas été perdu, et une nouvelle séquence s’ajoute à ses cours prochains.
Les lunettes posées à côté du réveil, la lumière éteinte, il est prêt à s’endormir… À moins que ses cauchemars ne le réveillent encore une fois.



















