Mais le pire ce n’est pas ça. Le pire c’est d’essayer de faire coïncider nos vies, de provoquer des hasards, des rendez-vous pour que l’on puisse se voir et se rendre compte que cette intention n’est pas réciproque. Le pire est d’accepter que tu me fasses attendre - parce que j’ai toujours attendu - pour, finalement, trouver une excuse moyennement probable. Le pire c’est de se dire que, de mon côté, dès que j’ai un week-end de libre, avant même mes amis, avant même ma famille, c’est toi que je veux appeler pour le passer ensemble alors que de ton côté, je n’ai jamais été numéro 1 dans la liste d’appels. Jamais été dans tes priorités.
Et puis, on a tout un monde qui nous sépare. Une génération entière. Une mentalité. Une culture. Des références. Des habitudes. Des liens. Des liens qui nous séparent.
Le pire c’est de se rendre compte que je ne sais pas qualifier cette relation. Amitié ? Connaissance ? Ancienne habitude ? Amour non, certes, mais alors quoi ?
Qu’est-ce qu’on est si on n’est ni amis, ni amoureux ?
Le pire c’est de se rendre compte que je sacrifierai toujours tout pour toi. Toujours. Des soirées, des rendez-vous, des après-midi ensoleillées. Si tu m’appelles, me demandes de venir, je sais que je ne résisterai pas. Le pire c’est de se rendre compte que je sacrifierai toujours tout pour toi. Et que, pour moi, tu ne sacrifieras jamais rien.